Le REEE : l'outil pour financer les études de vos enfants
Par Huseyin Bakirci · 8 septembre 2026 · 3 min de lecture

Les études postsecondaires coûtent cher. Heureusement, il existe un outil conçu précisément pour ça : le Régime enregistré d'épargne, études (REEE).
Comment ça fonctionne
- Les cotisations ne sont pas déductibles d'impôt, contrairement au REER.
- Les placements croissent à l'abri de l'impôt tant qu'ils restent dans le régime.
- Les gouvernements y ajoutent des subventions.
- Il faut le numéro d'assurance sociale du bénéficiaire pour ouvrir le régime.
- Un REEE peut généralement rester ouvert plusieurs années, ce qui laisse du temps si l'enfant hésite.
Les plafonds
- Aucun plafond annuel de cotisation.
- Plafond à vie de 50 000 $ par bénéficiaire.
- Les cotisations sont permises jusqu'à la 31e année suivant l'ouverture du régime.
- Un REEE doit généralement être fermé au plus tard à la fin de sa 35e année.
Ce que verse chaque gouvernement
Fédéral, la Subvention canadienne pour l'épargne, études (SCEE) :
- 20 % des cotisations, jusqu'à 500 $ par année par bénéficiaire.
- Maximum à vie de 7 200 $.
- Une SCEE supplémentaire peut porter le taux à 30 % ou 40 % sur la première tranche de cotisations, selon le revenu familial.
- Versée jusqu'à la fin de l'année des 17 ans du bénéficiaire.
- Le Bon d'études canadien peut ajouter jusqu'à 2 000 $ pour les familles à faible revenu, sans cotisation requise.
Québec, l'Incitatif québécois à l'épargne, études (IQEE) :
- 10 % des cotisations, jusqu'à 250 $ par année.
- Un montant supplémentaire pouvant aller jusqu'à 50 $ par année selon le revenu familial.
- Maximum à vie de 3 600 $.
Les droits de subvention non utilisés peuvent souvent être rattrapés, mais un maximum d'une année de rattrapage est permis par année. Comme ces paramètres peuvent changer, validez les montants en vigueur auprès des sources officielles.
Les retraits
- Le remboursement de vos cotisations : c'est votre argent, non imposable.
- Les paiements d'aide aux études (PAE), qui regroupent subventions et rendements. Ces sommes sont imposables au nom de l'étudiant, donc souvent peu ou pas taxées.
Un exemple illustratif
Mélanie cotise 2 500 $ par année pour son garçon de 2 ans. Elle obtient ainsi le maximum annuel de base, soit 500 $ du fédéral et 250 $ du Québec, donc 750 $ de subventions par année, avant tout rendement.
Le message : commencer tôt compte souvent plus que cotiser gros, parce que les subventions suivent un rythme annuel.
Et si l'enfant n'étudie pas?
- Changer de bénéficiaire, surtout dans un régime familial.
- Récupérer vos cotisations.
- Transférer une partie des rendements vers votre REER, selon les conditions et vos droits disponibles.
- Les subventions doivent normalement être remises aux gouvernements.
À retenir
- Aucune déduction, mais croissance à l'abri de l'impôt.
- 20 % du fédéral et 10 % du Québec sur vos cotisations, jusqu'à 750 $ par année.
- Plafond à vie de 50 000 $ en cotisations.
- L'impôt sur les PAE est payé par l'étudiant.
Cet article est informatif seulement et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Parlez, en avec un conseiller en sécurité financière pour votre situation.
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