Investissement / REER

Le REER expliqué simplement

Par Huseyin Bakirci · 3 min de lecture

Le REER expliqué simplement

Le REER (Régime enregistré d'épargne-retraite) est probablement l'outil d'épargne le plus connu au Canada. Mais quand vient le temps de l'expliquer, bien des gens hésitent. Voici l'essentiel, en langage simple.

C'est quoi, un REER?

Le REER n'est pas un placement en soi : c'est un compte enregistré dans lequel vous placez de l'argent en vue de la retraite. À l'intérieur, vous pouvez détenir différents types de placements, par exemple :

  • des fonds communs de placement;
  • des CPG (certificats de placement garanti);
  • des obligations ou des actions.

Pensez-y comme à un contenant : ce qui compte, c'est ce que vous mettez dedans.

Les trois grands avantages

1. Une déduction fiscale immédiate Le montant que vous cotisez vient réduire votre revenu imposable de l'année. C'est ce qui explique le fameux « remboursement d'impôt » du printemps.

2. La croissance à l'abri de l'impôt Tant que l'argent reste dans le REER, les rendements ne sont pas imposés. Votre épargne peut donc croître plus rapidement au fil des années.

3. L'imposition reportée Vous payez l'impôt seulement au moment du retrait, généralement à la retraite, souvent à un taux d'imposition plus bas qu'à l'époque où vous travailliez.

Un exemple simple

Prenons Martin, 40 ans, qui gagne un bon salaire et cotise 5 000 $ à son REER cette année.

  • Ces 5 000 $ réduisent son revenu imposable pour l'année.
  • Selon son taux d'imposition, il pourrait récupérer une part appréciable de ce montant en remboursement d'impôt.
  • L'argent continue de fructifier dans le compte, sans impôt annuel sur les rendements.
  • À la retraite, quand il retirera cet argent, il paiera de l'impôt, mais possiblement à un taux moindre.

Chiffres fournis à titre purement illustratif; votre situation personnelle déterminera le résultat réel.

Quelques points à retenir

  • Vos droits de cotisation dépendent de votre revenu gagné et s'accumulent d'année en année. Le montant exact figure sur votre avis de cotisation de l'Agence du revenu du Canada.
  • Les droits inutilisés se reportent aux années suivantes : vous ne les perdez pas.
  • Un retrait avant la retraite est imposable et vous fait perdre les droits de cotisation utilisés.
  • Deux exceptions permettent des retraits sans impôt immédiat, à certaines conditions : le RAP (Régime d'accession à la propriété) et le REEP (Régime d'encouragement à l'éducation permanente).
  • À un certain âge, le REER doit être converti, le plus souvent en FERR, pour commencer à générer un revenu de retraite.

REER ou CELI?

C'est la question classique. En résumé :

  • Le REER est souvent avantageux quand votre revenu actuel est élevé et que vous prévoyez un revenu plus bas à la retraite.
  • Le CELI offre plus de souplesse : pas de déduction à la cotisation, mais des retraits libres d'impôt.

Dans bien des cas, ce n'est pas l'un ou l'autre : les deux se complètent très bien.

En conclusion

Le REER demeure un pilier de la planification de la retraite au Québec. L'important, c'est de comprendre comment il s'intègre à votre situation : revenu, horizon de placement, régime de retraite d'employeur et objectifs personnels.

Cet article est présenté à titre informatif seulement et ne constitue pas un conseil personnalisé. Pour une stratégie adaptée à votre réalité, il vaut toujours la peine d'en discuter avec un conseiller.

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